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Vegan depuis 7 ans, il soulève 150 kg au développé couché et court deux ultra-marathons de 160 km

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Vegan depuis 7 ans, il soulève 150 kg au développé couché et court deux ultra-marathons de 160 km

Les préjugés ont la vie dure. Dans les salles de sport et les forums de musculation, on entend encore régulièrement que l’alimentation végane serait incompatible avec des performances physiques sérieuses. Un post publié cette semaine sur Reddit r/veganfitness vient une fois de plus contredire cette idée avec une brutalité toute statistique : un athlète annonce un développé couché à 330 livres (environ 150 kg) pour un poids de corps de 185 livres (84 kg), après sept ans d’alimentation 100 % végétale. Et ce n’est pas tout : il a couru deux ultra-marathons de 100 miles (160 km) au cours de la dernière année, tout en consommant moins de protéines que la moyenne des pratiquants de musculation véganes.

Ce que dit la recherche

Ce témoignage s’inscrit dans un contexte scientifique en pleine évolution. Une étude publiée en mai 2025 par des chercheurs relayée par NPR montre que les protéines végétales sont aussi efficaces que les protéines animales pour la croissance musculaire dans le cadre d’un entraînement en force, à condition que les apports en acides aminés essentiels soient couverts. Cette méta-analyse vient consolider un consensus scientifique qui se dessine depuis plusieurs années : les athlètes véganes ne sont pas désavantagés face à leurs homologues omnivores, à condition d’avoir une planification nutritionnelle rigoureuse.

Du côté de la science de l’endurance, les données sont tout aussi solides. Les sportifs plant-based présentent souvent des marqueurs d’inflammation plus bas après l’effort, une meilleure santé cardiovasculaire et une récupération accélérée grâce à la densité en antioxydants de leur alimentation. Scott Jurek, sept fois vainqueur consécutif d’ultra-trails de classe mondiale sur régime végétalien, ou encore Fiona Oakes, marathonienne multi-titrée végane depuis plus de 40 ans, illustrent à grande échelle ce que le post Reddit documente à l’échelle individuelle.

Ce qui rend ce cas particulièrement intéressant, c’est la combinaison de force maximale et d’endurance extrême au sein du même individu. Ces deux disciplines sollicitent des systèmes énergétiques et des adaptations musculaires a priori opposés : hypertrophie et fibres rapides pour la force, économie et fibres lentes pour l’ultra. La réussite sur les deux tableaux suggère que l’alimentation végétale, bien construite, offre suffisamment de flexibilité nutritionnelle pour soutenir des adaptations physiologiques très différentes.

Pourquoi c’est important pour les sportifs véganes

Ce fil de discussion soulève aussi une question récurrente dans la communauté plant-based : les protéines “complètes” sont-elles vraiment un critère décisif pour les sportifs véganes ? La réponse du consensus scientifique actuel est nuancée mais rassurante. Oui, les acides aminés essentiels comptent, et notamment la leucine pour déclencher la synthèse protéique musculaire. Mais une alimentation végétale variée couvre facilement ces besoins sans qu’il soit nécessaire de combiner scrupuleusement chaque repas.

Le seitan, combiné à des légumineuses ou du soja au fil de la journée, suffit à couvrir l’intégralité du profil aminé nécessaire à la récupération musculaire. Le quinoa, l’amarante, le soja (tofu, tempeh, edamame) et les graines de chanvre sont des sources végétales naturellement complètes en acides aminés. Même les sources incomplètes, comme les lentilles ou le riz, deviennent optimales dès lors qu’elles sont associées sur l’ensemble d’une journée alimentaire.

Pour les pratiquants de musculation véganes, le levier principal n’est pas de chercher des protéines parfaitement complètes à chaque repas, mais d’atteindre un apport journalier suffisant (1,6 à 2 g par kilogramme de poids corporel) avec une bonne représentation de leucine, isoleucine et valine (les BCAA) dans la journée. Ces acides aminés sont bien présents dans les légumineuses, le soja fermenté et certaines céréales comme le maïs et l’avoine.

Comment l’appliquer

Voici comment construire une routine nutritionnelle végane capable de soutenir à la fois la force et l’endurance :

  • Répartissez vos apports protéiques en 4 à 5 prises quotidiennes de 25 à 40 g de protéines chacune pour maximiser la stimulation de la synthèse musculaire sur 24 heures.
  • Consommez un repas riche en protéines végétales dans les 30 à 60 minutes suivant votre séance de force : tofu sauté avec quinoa, shake de protéines de pois et de riz, ou houmous avec pain complet et edamame.
  • Pour les longues sorties d’endurance, misez sur les glucides complexes avant l’effort (riz complet, patate douce, avoine) et sur les légumineuses en récupération pour associer protéines et glucides dans un seul aliment.
  • Ne négligez pas la créatine : les sportifs véganes ont des réserves musculaires en créatine naturellement plus basses, et une supplémentation de 3 à 5 g par jour améliore les performances en force et accélère la récupération.
  • Surveillez votre fer, votre zinc et votre vitamine B12 : ces micronutriments sont les points de vigilance les plus importants pour maintenir l’énergie et l’endurance sur la durée.

À retenir

La performance spectaculaire de cet athlète Reddit n’est pas un accident ni une exception : c’est l’illustration que sept ans de rigueur nutritionnelle végane peuvent construire un niveau physique exceptionnel, aussi bien en force maximale qu’en endurance extrême. Les protéines végétales, diversifiées et bien planifiées, ne sont en rien inférieures aux sources animales pour soutenir ces adaptations. Pour structurer votre propre progression plant-based dès le départ, consultez notre programme de prise de masse végane pour débutants : un plan concret, semaine par semaine, pour bâtir muscle et endurance sur une base 100 % végétale.